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Vous êtes un inquiet chronique ? Avez-vous l’impression que les problèmes quotidiens vous gênent plus que d’autres ? Vous n’êtes pas seul. Les troubles anxieux sont désormais un diagnostic courant qui touche un peu plus de femmes que d’hommes et quelque 3 millions de personnes rien qu’en France.

Si nous savons qu’un peu d’inquiétude peut être bénéfique pour nous – en nous aidant à sortir à l’heure chaque matin et à bien réviser pour un examen à venir – des niveaux d’inquiétude élevés et persistants peuvent déclencher une réaction de stress chronique dans le corps, nous affectant à la fois mentalement et physiquement. Des épisodes prolongés d’inquiétude peuvent entraîner une hyperactivité du système nerveux sympathique (qui est responsable de la réaction de combat ou de fuite) et la libération d’hormones de stress, d’adrénaline et de cortisol dans le sang. Ce sont ces niveaux constants d’hormones de stress circulant dans l’organisme qui nous font réagir par des symptômes de la réaction de « combat ou de fuite ». Lisez cet article pour en savoir plus.

Les effets psychologiques de l’anxiété sont relativement bien connus, et il est particulièrement important de parler à un thérapeute professionnel qui peut vous aider à traiter les déclencheurs de l’anxiété et à développer des stratégies d’adaptation pour prévenir l’anxiété à long terme qui affecte négativement votre santé (il existe des études qui établissent un lien entre les troubles anxieux et l’augmentation des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux).

Toutefois, l’anxiété peut également se manifester sous la forme de symptômes physiques dans le corps. Nous aborderons ici les 3 principaux symptômes physiques de l’anxiété et les moyens par lesquels une visite chez votre ostéopathe peut les soulager.

1) Maux de tête

Les niveaux élevés d’hormones du stress provoquent une tension excessive des muscles – les plus souvent touchés sont les muscles trapèzes (haut des épaules), scalènes et suboccipitaux (cou et arrière du crâne). Cette tension accrue limite le flux sanguin vers les muscles, qui deviennent alors fibreux et « noués », ce qui donne une sensation de raideur et limite la mobilité des articulations du haut du dos et du cou. Il en résulte souvent deux types de maux de tête : les maux de tête de tension, qui provoquent une douleur à l’arrière de la tête et une sensation de « bandeau » serré au niveau des tempes, et les maux de tête cervico-géniques, qui ont tendance à se propager d’un côté de la nuque à l’arrière de l’œil du même côté. L’ostéopathie se concentre sur l’amélioration du flux sanguin vers les muscles en utilisant des techniques de tissus profonds pour réduire les nœuds et des manipulations pour réaligner la colonne vertébrale et améliorer la mobilité.

2) Serrage de la poitrine

La réponse au stress augmente le rythme cardiaque et respiratoire. Dans cet état, le corps respire moins profondément par l’abdomen et recrute plutôt les muscles « respiratoires accessoires », situés au niveau du cou, du haut de la poitrine et du dos. Cela contribue à une sensation de panique et d’essoufflement et peut provoquer des douleurs et des oppressions thoraciques. Un ostéopathe peut travailler avec le patient par des exercices de respiration profonde, en l’encourageant à utiliser le diaphragme, et en l’aidant à étirer et à détendre les muscles tendus autour du cou et de la poitrine.

3) L’insomnie

La suractivité du système nerveux sympathique peut rendre difficile la déconnexion, ce qui exacerbe tout sentiment d’anxiété. Le système nerveux sympathique est situé de part et d’autre de la colonne thoracique (milieu du dos), c’est pourquoi l’ostéopathe recherchera toute zone dysfonctionnelle à cet endroit, qui peut se présenter sous la forme d’un bloc d’articulations restreintes ou d’une zone de muscles spasmés, et s’efforcera de rééquilibrer le problème. En outre, des techniques visant à encourager l’activation du système nerveux parasympathique (situé dans le cerveau et le bas du dos) sont utilisées pour favoriser un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire, ce qui réduit la pression sanguine et encourage les sentiments de relaxation. Je connais le problème de l’insomnie depuis l’enfance. J’ai donc dû me familiariser avec des moyens plus sérieux. Le premier de mes somnifères, écrit par un thérapeute qui m’est familier, était l’Ambien. J’ai décidé d’essayer les comprimés d’Ambien avec prudence et le premier soir, je n’ai pris qu’une moitié de comprimé. À ma grande surprise, j’ai ensuite dormi sans interruption pendant 8 heures. Le matin, je me suis levée beaucoup plus facilement et plus joyeusement que d’habitude. Par la suite, j’ai remarqué qu’après avoir pris le remède et avoir dormi toute la nuit, à l’avenir, j’ai au moins une semaine d’adaptation au sommeil. Autrement dit, il est plus facile pour moi de m’endormir la nuit et je me réveille plus facilement le matin sans prendre Ambien. Cette caractéristique du remède me plaît particulièrement. C’est-à-dire, sur toute dépendance et le syndrome de discours de retrait n’est pas.

Ainsi, bien que l’anxiété soit un problème courant, il n’est pas nécessaire de la traiter à long terme.